Lexique

Avertissement : ce lexique n’a pas prétention à l’exhaustivité et certaines définitions ont été volontairement simplifiées pour le rendre accessible à tous.

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A comme

ACCIDENT INDUSTRIEL MAJEUR : 

Evènement tel qu’une émission de produit toxique ou radioactif, un incendie ou une explosion d’importance majeure résultant de développements incontrôlés survenus au cours de l’exploitation d’un établissement, entraînant des conséquences graves, immédiates ou différées, soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique.<span none"="">
ALEA : 

Probabilité, en un lieu donné, d'un événement accidentel dangereux; L'aléa se caractérise par l'intensité de ses effets et sa durée. Il peut être cartographié.
AUTORISATION (DEMANDE D’) : 
Concerne les installations qui présentent potentiellement des risques ou des nuisances importants. L’autorisation n’est délivrée qu’à l’issue d’une procédure d’instruction, comportant notamment une enquête publique, visant à apprécier l’impact environnemental du projet et à élaborer des prescriptions techniques à respecter pour la prévention des risques et la protection de l’environnement. L’exploitant doit produire des études très détaillées des nuisances engendrées par son activité en fonctionnement normal (étude d’impact), ainsi qu’une étude très précise des risques liés à son activité en fonctionnement accidentel (étude de dangers).
A.S. OU « SEVESO SEUIL HAUT » : 

Autorisation avec Servitudes d’utilité publique ; cette catégorie d’installations classées (en plus des catégories E pour enregistrement, D pour déclaration, A pour autorisation) concerne essentiellement les installations « Seveso seuil haut », c’est-à-dire des installations qui présentent des risques technologiques majeurs.
ASN : 

Autorité de Sûreté Nucléaire : autorité indépendante de contrôle en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection.

 

B comme

B.A.R.P.I. : 
Bureau d’Analyse des Risques et des Pollutions Industrielles : service de l’Etat chargé de recenser l’ensemble des accidents industriels en France et à l’étranger
site internet : http://aria.environnement.gouv.fr
B.L.E.V.E. : 
Boiling Liquid Expanding Vapor Explosion : expression américaine adoptée pour décrire un type particulier d’explosion, une explosion de gaz en expansion provenant d’un liquide en ébullition. Si le gaz en question est inflammable, il y a formation d’une boule de feu avec un rayonnement thermique intense
BOIL-OVER : 


 Phénomène qui peut se produire quand il y a présence d’un film d’eau dans un réservoir d’hydrocarbure et que celui-ci est chauffé par un incendie ; la vaporisation brutale de l'eau peut projeter des gouttelettes d’hydrocarbure enflammées dans l’air sous la forme d’une boule de feu

BARRIERE DE SECURITE : 


Voir MMR (mesures de maîtrise des risques)

C comme

C.H.S.C.T. : 
Les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, créés dans tous les sites ayant plus de 50 salariés, réunissent le directeur de l’établissement, les représentants du personnel, le médecin du travail et éventuellement des experts ou l’inspecteur du travail.
Ils ont pour mission, en analysant les conditions de travail et les risques professionnels, de contribuer à la protection de la santé et de la sécurité des salariés de l’établissement et de ceux mis à la disposition de celui-ci par des entreprise extérieurs, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail.
Ils doivent également veiller à l’observation de prescriptions réglementaires adoptées dans ce but.
C.L.I.C. : 

Comité Local d'Information et de Concertation : instance créée par la loi « risques » du 30 juillet 2003 pour tout bassin industriel comportant au moins un site à hauts risques. La la mission des CLIC est de développer un cadre d'échanges et d'information entre les représentants de l'administration, des collectivités territoriales, des exploitants, des riverains et des salariés des établissements concernés, en vue de prévenir les dangers et les inconvénients que peuvent présenter ceux-ci. Depuis la loi Grenelle, ils sont petit à petit remplacés par les commissions de suivi de site (CSS). Site internet des CLIC/CSS de Rhône-Alpes : http://www.clic-rhonealpes.com/
CONCEPT EPROUVE (Principe de ...) : 
Un équipement est dit de conception éprouvée lorsqu’il est utilisé depuis plusieurs années sur des sites industriels et que le retour d’expérience sur son application est bon, ou qu’il a subi des tests de « qualification » par l’utilisateur ou d’autres organismes.
Ce principe doit être utilisé avec précaution, car il n’inclut pas les facteurs autres que la conception (contexte et historique d’utilisation sur un site donné, organisation...).
CONCERTATION : 
La concertation est un mode d’élaboration des mesures qui permet à chaque acteur de faire valoir ses intérêts et ses préoccupations, et de mettre à profit ses compétences pour parvenir aux solutions les plus adaptées : public, riverains, industriels, salariés, élus, services de l’Etat.
Elle se traduit par l’information et la consultation du public, dans le cadre des réunions et enquêtes publiques, par la diffusion des documents détaillant l’avancement de la démarche, et par l’ouverture de la démarche à la participation du public : par exemple, avec les membres des CLIC.
La concertation n’est pas forcément le consensus, mais elle permet à chacun d’exposer ses intérêts, et donc de parvenir aux solutions les plus équilibrées face aux problèmes à traiter.
C.T.A. / C.O.D.I.S. (sapeurs pompiers) : 
CTA : Centre de Traitement de l’Alerte ; c’est le centre de réception du 18 (numéro d’appel d’urgence) sur un bassin de vie.
CODIS : Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours ; c’est l’état major qui a pour fonction d’aider au commandement opérationnel sur le terrain. Le CODIS et le CTA travaillent ensemble
CODE DE L’ENVIRONNEMENT : 
Ensemble de textes réglementaires se rapportant directement ou indirectement à l’environnement. Ces textes sont accessible par le public sur le site national Legifrance site internet : http://www.legifrance.gouv.fr/
COLLECTIVITES TERRITORIALES : 

Conseil Régional, Conseil Général (département), Communes et les EPCI (Etablissements Publics de Coopération intercommunale - on assimile les EPCI a des collectivités territoriales)
CYNDINIQUE : 
Science qui étudie les risques. Ce terme employé depuis les années 1980 désigne une approche du risque qui se veut transdisciplinaire et systémique
CINETIQUE (lente / rapide) : 

Vitesse d’enchaînement des événements constituant une séquence accidentelle, de l’événement initiateur aux conséquences sur les éléments vulnérables. La prise en compte de cette vitesse est essentielle, car elle détermine les possibilités de mise à l’abri des personnes exposées : un accident très rapide (cinétique rapide) peut surprendre, un accident plus lent (cinétique lente) laisse le temps de s’abriter, voire d’évacuer la zone.
CODERST : 

Le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) est une commission administrative présidée par le préfet, qui concourt à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques dans les domaines de la protection de l’environnement, de la gestion durable des ressources naturelles et de la prévention des risques sanitaires et technologiques. Il est chargé d’émettre un avis sur les projets d'actes réglementaires en matière d'installations classées, de déchets, de qualité de l’air et de l’eau et des milieux aquatiques, de risques sanitaires liés à l’habitat insalubre... Le CODERST a un rôle consultatif, non décisionnaire
C.S.S.  : 

Les commissions de suivi de site, créés par la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010, se substituent aux CLIC (comités locaux d'information et de concertation) et aux CLIS (commissions locales d'information et de surveillance – qui concernent les sites de traitement de déchets). Cette réforme a pour but de fondre dans un type unique de commission les diverses instances d'information et de concertation autour des installations générant des risques ou des nuisances. Elle ont trois missions : 1 - créer un cadre d’échange et d’information entre les représentants de l'administration, des collectivités territoriales, des exploitants, des riverains et des salariés des établissements concernés en vue de prévenir les risques d’atteinte aux personnes, biens et à l'environnement. Leur champ de compétence est donc plus large que celui des anciens CLIC, et concerne non seulement les risques accidentels, mais également les risques chroniques ; 2 - suivre l'activité des installations classées pour lesquelles elles ont été créées ; 3 - promouvoir et améliorer l'information du public sur ces installations et leur impact. Site des CLIC/CSS de Rhône-Alpes: www.css-rhonealpes.com/

D comme

D.C.S. : 

Dossier Communal Synthétique : document établi sous la conduite du préfet, qui pour chaque commune concernée, porte à la connaissance du Maire les informations contenues dans le DDRM. Il recense les risques naturels et technologiques auxquels la commune est soumise. Les maires destinataires d'un DCS doivent établir un Document d'information communal sur les risques Majeurs (DICRIM); Le DCS, comme le DICRIM, est consultable en mairie
D.D.R.M. : 

Dossier Départemental des Risques Majeurs : ce dossier est un document établi par le Préfet, qui recense les principales informations sur les risques majeurs naturels et technologiques du département. Il recense toutes les communes à risques du département, dans lesquelles une information préventive des populations doit être réalisée (voir le DICRIM) et a pour objectif de mobiliser les élus et partenaires sur les enjeux des risques dans leur département et leur commune. Il est consultable en mairie
D.I.C.R.I.M. : 

Document d'Information Communale sur les Risques Majeurs : dossier d'information des citoyens, établi par le maire, décrivant les risques présents sur la commune et les mesures de prévention et de protection mises en œuvre. Il est consultable en mairie (certaines communes le diffusent à chaque citoyen).
D.G.P.R. : 

Direction Générale de la Prévention des Risques au MEDDE (Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie)
DROIT DE DELAISSEMENT : 
Le droit de délaissement est un droit accordé aux personnes habitant dans une zone exposée à un risque fort, auquel elles souhaitent se soustraire. Elles peuvent alors demander à la commune le rachat de leur bien immobilier, à un prix qui ne tient pas compte de la dévalorisation liée au risque encouru.
DANGER : 

Situation, condition ou pratique qui comporte en elle-même un potentiel à causer des dommages.
DECLARATION : 

Dossier adressé au préfet sur la nature et les conditions d’utilisation d’une activité industrielle (il s’agit des installations qui ne présentent pas de dangers ou inconvénients graves pour le voisinage, la santé ou la salubrité publique). Par retour, le préfet notifie à l’exploitant un arrêté type (identique pour toutes les installations présentant un risque similaire), avec des prescriptions de sécurité à appliquer et des moyens de prévention à mettre en œuvre.
DETERMINISTE (approche) : 

Prise en compte dans l'évaluation des risques (en particulier dans les études de danger) de l'ensemble des scénarios d'accident, quelle que soit leur probabilité d'occurrence (même les scénarios très improbables). Contraire : approche probabiliste.
DEVELOPPEMENT DURABLE : 

Développement qui permet aux générations présentes de satisfaire leurs besoins sans remettre en cause la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Cette notion vise à concilier les domaines de l' écologie , de l'économie et du social, en visant un développement est respectueux de l'environnement, économiquement viable et socialement équitable. Pour cela il doit se baser sur une gouvernance associant toutes les parties (Etat, collectivité , monde économique, société civile…).
D.D.T. : 

Direction Départementale des Territoires
D.R.E.A.L. : 

Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement . Sous l’autorité du Préfet de région, elle pilote la mise en œuvre des politiques du Ministère du l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie. En particulier, elle coordonne l’animation de l’inspection et l’application des législations relatives aux installations classées (sur le plan de la prévention des risques industriels, de la pollution de l’air et de l’eau, et des déchets).

E comme

EFFET DOMINO : 

Interractions entre des installations proches ; action d'un premier phénomène (émission de débris par explosion, par exemple) qui pourrait en déclencher un second (fuite d'un réservoir perforé par un équipement, par exemple) dans une installation voisine.
EFFET MECANIQUE OU DE SURPRESSION : 

Effet lié à une surpression, résultant d’une onde de choc (déflagration ou détonation), provoquée par une explosion issue d’un explosif, d’une réaction chimique violente, d’une combustion violente, d’une décompression brutale d’un gaz sous pression ou d’un nuage de poussières combustibles.
EFFET THERMIQUE : 

Dégagement de chaleur (déterminé par un flux : quantité de chaleur par unité de surface) provoqué par un incendie, une explosion ou une réaction chimique.
EFFET TOXIQUE : 

Effet correspondant à l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène…), suite à une fuite sur une installation (rupture de canalisation ou endommagement de réservoirs) ou à une réaction chimique)
ELEMENT IMPORTANT POUR LA SECURITE (IPS) : 

Ces éléments peuvent être des équipements (vannes, lignes de mesures...), dispositifs de sécurité ou groupe de dispositifs de sécurité, des tâches, des opérations réalisées par un individu, des procédures (formation, habilitation, fabrication, intervention...), ou des paramètres. La sélection de ces éléments est faite par l’exploitant selon une méthodologie qu’il explicite, en lien avec l’analyse de risques, dans un objectif de maîtrise des risques majeurs dans toutes les phases d’exploitation des installations, y compris en situation dégradée. Ces éléments doivent être testables et une traçabilité doit être assurée, ainsi que l’interface avec le SGS (système de gestion de la sécurité). Pour être qualifiés d’IPS, un élément doit être choisi parmi les barrières destinées à prévenir l’occurrence ou à limiter les effets d’un événement redouté central susceptible de conduire à un accident majeur. Ils doivent être disponibles et fiables, caractéristiques qui peuvent être appréciées à travers les principes suivants : principes de concept éprouvé, de sécurité positive, de tolérance à la première défaillance, de résistance aux contraintes spécifiques, de testabilité et d’inspection-maintenance spécifique.
ENJEUX : 

Personnes, biens, équipements, activités ou environnement menacés par un aléa et susceptibles de subir des préjudices ou des dommages. Ils sont qualifiés par leur vulnérabilité face à l'aléa
ENQUETE PUBLIQUE : 

L’enquête publique est un processus par lequel les remarques du public sur un projet sont recueillies. Un commissaire enquêteur est chargé de les recueillir ; il tient des permanences, dont les horaires sont publiés par voie de presse et en mairie, et un registre ouvert est mis à la disposition du public en mairie pour y exprimer ses observations. L’enquête publique est l’étape qui marque la fin du processus d’élaboration des PPRT. Le PPRT, avec l’ensemble des mesures élaborées, est alors soumis aux remarques et aux questions du public. Les questions soulevées sont prises en compte et font l’objet de réponses. A l'issue de l'enquête, le commissaire enquêteur doit rendre un rapport sur le déroulement de l'enquête et rédiger ses propres conclusions sur le projet mis à l'enquête.
ETUDE DE DANGER : 

Document réalisé et mis à jour par les établissements industriels à hauts risques qui quantifie ces risques et justifie les mesures de réduction des risques prises par l'exploitant
ELEMENT IMPORTANT POUR LA SECURITE (IPS) : 

Ces éléments peuvent être des équipements (vannes, lignes de mesures...), dispositifs de sécurité ou groupe de dispositifs de sécurité, des tâches, des opérations réalisées par un individu, des procédures (formation, habilitation, fabrication, intervention...), ou des paramètres. La sélection de ces éléments est faite par l’exploitant selon une méthodologie qu’il explicite, en lien avec l’analyse de risques, dans un objectif de maîtrise des risques majeurs dans toutes les phases d’exploitation des installations, y compris en situation dégradée. Ces éléments doivent être testables et une traçabilité doit être assurée, ainsi que l’interface avec le SGS (système de gestion de la sécurité). Pour être qualifiés d’IPS, un élément doit être choisi parmi les barrières destinées à prévenir l’occurrence ou à limiter les effets d’un événement redouté central susceptible de conduire à un accident majeur. Ils doivent être disponibles et fiables, caractéristiques qui peuvent être appréciées à travers les principes suivants : principes de concept éprouvé, de sécurité positive, de tolérance à la première défaillance, de résistance aux contraintes spécifiques, de testabilité et d’inspection-maintenance spécifique
ENREGISTREMENT : 

Régime intermédiaire d’autorisation simplifiée, sans enquête publique. Au vu des éléments du dossier, le préfet a la possibilité de fixer des prescriptions complémentaires (en plus de prescriptions générales élaborées au niveau national) qui seraient nécessaires au niveau local, de demander l’organisation d’une enquête publique en cas de sensibilité environnementale particulière ou de refuser l’enregistrement
ETUDE D'IMPACT : 

L’étude d’impact constitue à la fois une procédure administrative et une démarche technique, qui analyse l’insertion du projet, dans l'environnement. cela concerne l'impact sur les différents milieux : eau, air, sol, faune et flore, ainsi que sur la santé humaine. Ces effets peuvent être directs et indirects, immédiats et à moyen ou long terme. Elle est un outil d'aide à la décision pour le maître d’ouvrage du projet, elle doit être réalisée très en amont, dès les premières réflexions sur l'élaboration du projet. Elle contribue également à éclairer la décision de l’autorité compétente pour instruire la demande d’autorisation. L’étude d’impact est également un outil d'information du public : elle est mise à disposition du public et constitue une élément important du dossier d'enquête publique.
ETUDE DE DANGERS : 

Document réalisé et mis à jour par les établissements industriels à hauts risques qui quantifie ces risques et justifie les mesures de réduction des risques prises par l'exploitant.
EXPROPRIATION : 

L’expropriation est la mesure la plus lourde qui peut être envisagée par un PPRT pour mettre à l’abri des personnes exposées à un risque inacceptable. Le propriétaire, obligé d’abandonner son domicile, est alors indemnisé à hauteur de la perte qu’il subit, sans dévalorisation du bien liée à son exposition aux risques qui ont motivé la décision d’expropriation.

G comme

GRAVITE : 

La gravité des conséquences potentielles prévisibles sur les personnes résulte de la combinaison en un point de l’espace de l’intensité des effets d’un phénomène dangereux et de la vulnérabilité des personnes potentiellement exposées.
GOUVERNANCE TERRITORIALE : 

Ensemble de procédures et de pratiques, participatives ou contractuelles, complémentaires des formes traditionnelles de gouvernement et capables d'éclairer les décisions publiques et de les mettre en œuvre de manière plus efficace grâce à la prise en compte de la pluralité des acteurs et d’un processus collectif de négociation et de légitimation.

I comme

I.N.E.R.I.S. : 

Institut National de l'Environnement industriel et des Risques. Site internet de l’INERIS : http://www.ineris.fr/
I.C.P.E. (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement) : 

Installation fixe dont l'exploitation présente des risques pour l'environnement (usines, élevages, entrepôts, carrières, etc). Une nomenclature liste les substances et activités auxquelles sont affectés des seuils (quantité de produits, surface de l'atelier, puissance des machines, nombre d'animaux, etc.) qui déterminent le régime de l’installation : le régime de la déclaration, de l'enregistrement ou le régime de l'autorisation. Site internet national des installations classées : http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/
INDEPENDANCE D'UNE BARRIERE : 
Faculté d’une barrière, de par sa conception, son exploitation et son environnement, à ne pas dépendre du fonctionnement d’autres éléments et notamment d’une part d’autres barrières, et d’autre part, du système de conduite de l’installation, afin d’éviter les modes communs de défaillance ou de limiter leur fréquence d’occurrence.
INFORMATION DES ACQUEREURS ET DES LOCATAIRES (IAL) : 

La loi « risques » du 30 juillet 2003 prévoit l’obligation d’information des acquéreurs et locataires de biens immobiliers par les vendeurs et bailleurs sur les risques auxquels un bien est soumis et/ou les sinistres qu’il a subis. L’enjeu de ces textes est la bonne information du citoyen qui s’effectuera au travers des contrats de vente ou de location : toute transaction immobilière, vente ou location, intéressant des biens situés dans des zones couvertes par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) ou par un plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN), prescrit ou approuvé, ou dans une zone de sismicité, doit s’accompagner d’une information sur l’existence de ces risques à l’attention de l’acquéreur ou du locataire. Par ailleurs, le vendeur ou le bailleur d’immeuble bâti sinistré à la suite d’une catastrophe technologique ou naturelle, reconnue par un arrêté de catastrophe technologique ou naturelle, devra informer l’acquéreur ou le locataire des sinistres ayant affecté le bien pendant la période où il a été propriétaire et des sinistres dont il a été lui-même informé. Cette seconde obligation d’information s’applique même en dehors des communes ou des zones couvertes par un plan de prévention des risques prescrit ou approuvé ou par un zonage sismique. Site du Ministère et nouveau guide IAL : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Information-de-l-Acquereur-ou-du.html
INTENSITE DES EFFETS D'UN PHENOMENE DANGEREUX : 
Mesure physique de l’intensité du phénomène (thermique, toxique, surpression, projections). Les échelles d’évaluation de l’intensité se réfèrent à des seuils d’effets moyens conventionnels sur des types d’éléments vulnérables (ou cibles) tels que « homme », « structures ». L’intensité ne tient pas compte de l’existence ou non de cibles exposées. Elle est cartographiée sous la forme de zones d’effets pour les différents seuils.
I.R.S.N. : 

Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire. Site internet : http://www.irsn.fr

L comme

LIGNES DE DEFENSE : 
Ensemble des dispositions adoptées en matière de conception, construction et modalités d’exploitation incluant les mesures d’urgence internes et externes, afin de prévenir l’occurrence et limiter les effets d’un phénomène dangereux et conséquences d’un accident potentiel associé.
Risque de confusion avec « fonctions de sécurité » et « barrières de sécurité ».

M comme

M.E.D.D.E. : 

Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie.
MESURES COMPLEMENTAIRES DE MAITRISE DES RISQUES : 

Les mesures complémentaires de maîtrise des risques sont les mesures mises en œuvre par les industriels en amont de la démarché d’élaboration des PPRT afin de parvenir au niveau de risque le plus faible qui peut être atteint sans recourir à des mesures qui remettent en cause la viabilité économique du site. Ces mesures sont mises en œuvre sous le contrôle de la DREAL, dans le prolongement des mesures de maîtrise des risques déjà élaborées et améliorées dans le cadre de l’application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et des dispositions particulières qui s’appliquent aux établissements classés Seveso.
MESURES SUPPLEMENTAIRES DE MAITRISE DES RISQUES : 

Les mesures supplémentaires de maîtrise des risques sont les mesures qui peuvent être envisagées, dans le cadre du PPRT, pour aller au-delà des mesures complémentaires, par exemple la modification d’un process de production ou la diminution de capacité. Ces mesures contraignantes doivent être envisagées en équilibre avec les mesures contraignantes applicables aux zones habitées voisines. Elles ont un impact économique sur le site industriel, et font donc l’objet d’une indemnisation dans le cadre de la convention de financement des mesures du PPRT, afin de ne pas compromettre la viabilité économique de l’entreprise et les emplois liés.
MITIGATION : 

Actions visant à atténuer les dommages suite à une catastrophe, en réduisant soit l’intensité de certains aléas (inondations, coulées de boue, avalanches, etc), soit la vulnérabilité des enjeux (personnes, environnement et biens).
MESURES DE MAITRISE DES RISQUES (MMR) : 

Depuis quelques années, le terme « barrière de sécurité » tend à être remplacé par « mesures de maîtrise des risques » (MMR). La circulaire du 10 mai 2010 (circulaire du 10 mai 2010 récapitulant les règles méthodologiques applicables aux études de dangers, à l’appréciation de la démarche de réduction du risque à la source et aux plans de prévention des risques technologiques (PPRT) dans les installations classées en application de la loi du 30 juillet 2003) définit une barrière comme : « Ensemble d’éléments techniques et/ou organisationnels nécessaires et suffisants pour assurer une fonction de sécurité ». Cette définition introduit la notion de fonction de sécurité qui est définie par cette même circulaire comme : « Fonction ayant pour but la réduction de la probabilité d’occurrence et/ou des effets et conséquences d’un événement non souhaité dans un système. Les principales actions assurées par les fonctions de sécurité en matière d’accidents majeurs dans les installations classées sont : empêcher, éviter, détecter, contrôler, limiter… ». À la lecture de ces deux définitions, il ressort qu’une barrière doit toujours être définie par rapport à une fonction de sécurité.

P comme

P.C.S. : 

Plan Communal de sauvegarde : le maire d'une commune soumise à un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé (PPRN) ou à un plan particulier d'intervention (PPI) a l’obligation de mettre en place un PCS. Ce document prévoit l'organisation et les mesures de sauvegarde à mettre en place pour protéger la population.
P.E.R. : 
Périmètre d’Exposition aux Risques : aire d’étude du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) déterminée sur la base de l’étude de danger et des scénarios d’accident étudiés
P.L.U. (Plan Local d’Urbanisme) : 

Il remplace le P.O.S. (Plan d’Occupation des Sols). C’est un document d’urbanisme qui fixe les règles d’utilisation du sol dans la commune qui s’imposent à tous. Il est élaboré par la commune avec l’aide des services de l’Etat. Le PPRT est une servitude d'utilité publique qui s'impose au PLU et y est annexée.
P.O.I. (Plan d’Opération Interne) : 

Plan de secours établi par l'entreprise et déclenché sous sa responsabilité. Le POI définit l’organisation des secours nécessaire à la gestion d’un sinistre interne à l’établissement et n’ayant pas de répercussion hors du site. Le POI est obligatoire pour les installations classées Seveso seuil haut et peut être prescrit par le préfet à certaines installations dont les caractéristiques sont de nature à nécessiter une telle organisation des secours (risques d’effets domino avec d’autres installations, par exemple).
P.P.I. (Plan Particulier d’Intervention) : 

Plan de secours établi sous l’autorité du Préfet pour les installations classées Seveso seuil haut, qui prévoit la mobilisation des services de secours publics et de l’ensemble des services de l’Etat concernés. Le PPI est déclenché par le préfet lorsque les conséquences d’un accident grave dépassent les limites de l’usine ; le directeur du site reste cependant le directeur des opérations de secours internes au site.
P.P.M.S. (Plan Particulier de Mise en Sûreté ) : 

Plan de secours en milieu scolaire qui prévoit, en cas d’alerte, la conduite à tenir et le modalités de communication vers l’extérieur. Il est déclenché par le directeur de l’établissement et permet de réduire la vulnérabilité des élèves et du personnel de l’établissement dans l’attente des secours.
P.P.R. (Plan de Prévention des Risques) : 

Instrument d’action de l’Etat dont l’objet est de cartographier les zones soumises à un ou plusieurs risques naturels et d’établir les règles d’urbanisme qui s’appliqueront au bâti existant ou futur pour réduire leur vulnérabilité. Une fois approuvé par le préfet, il vaut servitude d’utilité publique et est annexé au P.L.U. (plan local d’urbanisme)
P.P.R.T. (Plan de Prévention des Risques Technologiques) : 

Instrument d’action de l’Etat dont l’objet est de limiter l'exposition des populations au risque autour des sites industriels. Pour cela, il cartographie, autour des installations classées à haut risque, des zones à l’intérieur desquelles il peut, par le biais d'un règlement, imposer diverses dispositions telles que : des mesures foncières (l’expropriation pour cause de danger potentiel très grave menaçant la vie humaine ; le droit de délaissement ; la possibilité pour les communes de préempter les biens à l’occasion de transferts de propriétés), des travaux de renforcement du bâti, la réglementation, des futures constructions (interdictions, autorisation avec prescriptions spécifiques), des restrictions d'usage sur des voies de communication, équipements ou bâtiments. Une fois approuvé par le préfet, il vaut servitude d’utilité publique et est annexé au P.L.U. (plan local d’urbanisme). Site internet des PPRT de Rhône-Alpes : www.pprt-rhonealpes.com
PREEMPTION : 
Lorsque le risque auquel est exposée une zone habitée est élevé, les collectivités locales peuvent disposer d’un droit de préemption, qui leur permet de remodeler le tissu urbain à moyen terme. Dans ce cadre, elles sont prioritaires sur les particuliers dans toutes les opérations de cession immobilière effectuées dans la zone.
PROBABILITE D'OCCURRENCE : 

La probabilité d’occurrence d’un accident est assimilée à sa fréquence d’occurrence future estimée sur l’installation considérée. Elle est en général différente de la fréquence historique et peut s’écarter, pour une installation donnée, de la probabilité d’occurrence moyenne évaluée sur un ensemble d’installations similaires. Attention aux confusions possibles :  1 - Assimilation entre probabilité d’un accident et celle du phénomène dangereux correspondant, la première intégrant déjà la probabilité conditionnelle d’exposition des cibles. Cette assimilation sous-entend que les cibles sont effectivement exposées, ce qui n’est pas toujours le cas, notamment si la cinétique permet une mise à l’abri.  2 - Probabilité d’occurrence d’un accident X sur un site donné et probabilité d’occurrence de l’accident X, en moyenne, dans l’une des N installations du même type (approche statistique).
PROTECTION : 
Mesures visant à limiter l’étendue ou/et la gravité des conséquences d’un accident sur les éléments vulnérables, sans modifier la probabilité d’occurrence du phénomène dangereux correspondant.
NB : des mesures de protection peuvent être mises en oeuvre « à titre préventif », avant l’accident, comme par exemple un confinement. La maîtrise de l’urbanisation, visant à limiter le nombre de personnes exposées aux effets d’un phénomène dangereux, et les plans d’urgence visant à mettre à l’abri les personnes sont des mesures de protection.
P.U.I. (Plan d’Urgence Interne) : 

C’est l’équivalent du P.O.I. pour les centrales nucléaires
PLAN ORSEC (plan d’ORganisation des SECours) : 

Plan d’urgence qui recense les moyens publics ou privés (réquisition) pouvant être mis en œuvre en cas de catastrophe. Il existe trois types de plans Orsec : départemental (déclenché par le préfet), zonal (déclenché par le préfet de la zone de défense) ou national (déclenché par le Premier ministre). Le PPI est un volet spécifique du plan ORSEC.
PLAN ROUGE : 

Plan destiné à porter secours à de nombreuses victimes. Il prévoit les moyens, essentiellement médicaux, à mettre en œuvre et définit les missions des acteurs.
PREVENTION : 
Ensemble de mesures de toutes natures prises pour réduire la probabilité de survenance d’un accident ou en réduire ses effets dommageables. La prévention englobe le la connaissance de l’aléa et du risque, la surveillance, l’a maîtrise de l’urbanisation, la planification des secours, la prise en compte du retour d’expérience, l’information préventive et l’éducation
PROBABILISME (approche) : 
Approche fondée sur l’évaluation quantitative du risque (évaluation du nombre de chances d'en obtenir la réalisation), introduit la notion de risque acceptable.

R comme

REDONDANCE : 

Existence, dans une entité, de plus d’un moyen pour accomplir une fonction requise (exemple : double vanne d’arrêt).
R.I.D. : 

Règlement concernant le transport international ferroviaire des marchandises dangereuses, auquel le transport par rail, en France, est soumis
R.E.X. retour d’expérience : 
Retour d’expérience (REX) : analyse détaillée d'un événement et de ses effets à partir des constats qui ont été faits, pour en tirer des enseignements
RISQUE : 
C'est la manifestation possible du danger. Le risque se caractérise selon deux composantes : - la probabilité (l’occurrence) qu’un événement accidentel (aléa) survienne - la gravité des effets ou conséquences (enjeux) de l'événement supposé pouvoir se produire.
RISQUE MAJEUR : 
Confrontation d'un aléa avec des enjeux ; l'événement se caractérise généralement par sa très faible occurence et son extrême gravité
RISQUE TECHNOLOGIQUE MAJEUR : 
Engendré par l'activité humaine ; les risques industriels, nucléaires, liés à la radioactivité, au transport de matières dangereuses (par voie terrestre, fluviale ou maritime), aux exploitations minières et souterraines ou encore la rupture de barrage sont des risques technologiques majeurs
RISQUE INDUSTRIEL MAJEUR : 
Un risque industriel majeur est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement
RISQUE NATUREL MAJEUR : 
Menace découlant de phénomènes géologiques ou atmosphériques aléatoires. Les avalanches, les feux de forêt, les inondations, les mouvements de terrain, les cyclones, les tempêtes, les tsunamis, les séismes et les éruptions volcaniques, quand ils provoquent des dommages importants sur l'homme, les biens ou l'environnement sont des risques naturels majeurs.

S comme

S.A.M.U. : 
Service d’Aide Médicale d’Urgence
S.D.I.S. : 
Service Départemental d'Incendie et de Secours (c’est l’organisation des sapeurs pompiers)
SECURITE POSITIVE : 

Un système est dit « à sécurité positive » lorsqu'il se met en état sûr par défaut d'alimentation en énergie. Par exemple, une vanne automatique d'un réservoir sera à sécurité positive si dans son état de repos elle est fermée. Il lui faut une énergie (donc une action volontaire) pour s'ouvrir.

Un équipement est dit « à sécurité positive » lorsqu’une perte du fluide moteur (dont électricité) ou des utilités conduit l’équipement à se mettre en situation sécuritaire stable ; la position de sécurité du système doit être maintenue dans le temps.
SEVESO (directive) : 
Seveso est le nom d’une localité italienne où, le 10 juillet 1976, un accident dans une usine chimique provoqua une émission de dioxine (substance extrêmement toxique ayant des conséquences à long terme sur la santé de ‘homme). Cette commune a laissé son nom aux directives européennes prises en matière de prévention des risques technologiques majeurs et aux établissements industriels soumis à ces directives.
S.G.S. : 
Système de Gestion de la Sécurité : s’inscrivant dans le système de gestion général des établissements, le SGS définit les fonctions des personnels, les procédures et les ressources qui permettent de déterminer et de mettre en œuvre une politique de prévention des accidents majeurs.

T comme

T.M.D. : 

Transport de Matières Dangereuses.
TEMPS DE REPONSE (pour une barrière de sécurité) : 
Intervalle de temps requis entre la sollicitation et l’exécution de la mission/fonction de sécurité. Ce temps de réponse est inclus dans la cinétique de mise en oeuvre d’une fonction de sécurité, cette dernière devant être en adéquation (significativement plus courte) avec la cinétique du phénomène qu’elle doit maîtriser.
Ex. : un rideau d’eau alimenté par un réseau, avec vanne pneumatique/motorisée asservie à une détection ammoniac, dont la fonction de sécurité est d’abattre 80% de la fuite d’ammoniac a un temps de réponse égal à la durée séparant l’envoi de la commande à la vanne du moment où le rideau fonctionne en régime permanent (en supposant qu’il est correctement dimensionné pour abattre 80% de la fuite réelle). Sur cet exemple, la cinétique de mise en oeuvre correspond à l’ensemble de la durée entre l’apparition de la fuite, sa détection, le traitement du signal de détection ajouté au temps de réponse.
TESTABILITE (Principe de ...) : 
Les dispositifs, et en particulier les chaînes de transmission, doivent être conçus pour permettre de s’assurer périodiquement par test de leur efficacité.
TORCHERE : 

Installation en forme de haute cheminée pour le brûlage atmosphérique des sous-produits industriels, en particulier pétroliers
TRANSAID : 

Protocole d’aide de l’industrie chimique française auprès des pouvoirs publics, en cas d’accident de transport de matières dangereuses (informations, conseils et/ou assistance et intervention sur le lieu de l’accident).

U comme

U.V.C.E. (Unconfined Vapor Cloud Explosion) : 

Explosion d'un nuage de gaz en milieu non confiné. Suite à une fuite de gaz combustible, le mélange du gaz et de l'air peut former un nuage inflammable qui rencontrant une source d'allumage peut exploser. Les effets sont essentiellement des effets de surpression.

V comme

VULNERABILITE : 

Niveau de conséquences prévisibles d'un aléa sur les enjeux. La vulnérabilité mesure « les conséquences dommageables de l'événement sur les enjeux concernés »